Archive pour la catégorie ‘Internet’

Mégaupload fermé par le FBI !

Mauvaise journée en ce jeudi 19/01/2012 !

Le FBI vient de fermer megaupload.com et megavideo.com, et en a profité pour arrêter 7 dirigeants dont le chef Kim Dotcom.

Affaire à suivre comme dirait l'autre.

fbi megaupload 500x440 Mégaupload fermé par le FBI !

Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture

Numerama a fait la liste (non exhaustive) des délits dont le législateur estime qu'ils doivent être moins sévèrement condamnés, ou pas condamnés davantage que l'échange de films et de musique sur Internet. Saviez-vous qu'il est plus risqué de télécharger une chanson sur BitTorrent que de profaner un cimetière ?

justice juges Tous ces délits jugés moins graves que le partage de la culture Mardi, nous vous racontions l'histoire d'un adolescent suédois de 15 ans, dénoncé par sa directrice d'école convoqué au tribunal pour avoir partagé 24 films sur BitTorrent. Nous concluions notre article par cette interrogation et cette réflexion :

 

A quel moment de l'histoire le rapport de nos sociétés à la culture a-t-il dérapé au point qu'aujourd'hui, un jeune de 15 ans puisse se retrouver jugé par un tribunal pour avoir téléchargé et partagé une vingtaine de films ? Nous le disions récemment à propos du premier ministre britannique David Cameron, qui expliquait les émeutes par un "effondrement moral" de la société : il ne peut y avoir d'échelle morale respectable et donc respectée dans une société qui fait de l'échange d'oeuvres culturelles un délit pénal aussi grave que le vol ou l'agression physique.

Il est temps de remettre sur la table la hiérarchie des crimes et des délits, pour redonner de la légitimité aux pouvoirs policiers et judiciaires.

En France, le fait de partager de la musique ou des films sur Internet est puni, comme toute contrefaçon, d'une peine maximale de 3 ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle). Certes, la loi Hadopi fait que cette disposition n'est plus utilisée en pratique par les ayants droit ; mais c'est uniquement parce qu'ils préfèrent désormais transmettre leurs adresses IP collectées à la Haute Autorité pour qu'elle sanctionne la négligence de l'abonné à internet, plutôt qu'au tribunal pour qu'il sanctionne le téléchargement illégal. Rien n'empêche un auteur ou un producteur de demander une peine de prison pour un "pirate".

Il nous paraît donc intéressant de voir quels sont les délits jugés aussi graves (ou pas plus graves) que le piratage par le législateur, et - ce qui est plus révélateur encore, quels délits sont jugés moins graves que l'échange d'oeuvres culturelles. Nous avons donc parcouru le code pénal pour lister dans un premier temps certains des délits punis de 3 ans d'emprisonnement d'amende (et généralement de moins de 300 000 euros d'amende), puis certains des délits punis de moins de 3 ans d'amende. Le résultat nous semble parler de lui-même...

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par la même durée de trois ans d'emprisonnement que celle risquée pour la mise à disposition d'oeuvres protégées par le droit d'auteur :

  • L'homicide involontaire (art. 221-6 du code pénal) ;
  • Les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail (art. 222-13) ;
  • La menace de mort lorsqu'elle est, soit réitérée, soit matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet (art. 222-17) ;
  • L'atteinte involontaire à l'intégrité physique d'autrui en cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité (art. 222-19) ;
  • L'expérimentation biomédicale sur une personne sans avoir recueilli le consentement libre, éclairé et exprès de l'intéressé (art. 223-8) ;
  • Le fait de provoquer au suicide d'autrui lorsque la provocation a été suivie du suicide ou d'une tentative de suicide (art. 223-13) ;
  • L'abus de faiblesse (art. 223-15-2) ;
  • Certaines formes de discrimination (art. 225-2) ;
  • L'exploitation de la mendicité d'autrui (art. 225-12-5) ;
  • L'exploitation de la vente à la sauvette (art. 225-12-8) ;
  • Le vol (art. 311-3)
  • L'abus de confiance (art. 314-1) ;
  • L'organisation frauduleuse de l'insolvabilité (art. 314-7) ;
  • La diffusion sur Internet de plans de fabrication de bombes (art. 322-6-1) ;
  • Le fait de participer à une manifestation ou à une réunion publique en étant porteur d'une arme (art. 431-10) ;
  • Le fait de pénétrer dans un établissement scolaire muni d'une arme (art. 431-24) ;
  • L'évasion d'un détenu (art. 434-27) ;
  • Certaines formes d'entrave à la justice (art. 435-12) ;
  • Le faux et usage de faux (art. 441-1) ;
  • L'assistance, propagande ou publicité pour l'eugénisme ou le clonage reproductif (art. 511-1-2) ;

Liste non exhaustive des délits sanctionnés par une peine d'emprisonnement moins longue que pour la mise à disposition d'oeuvres protégées par le droit d'auteur :

  • L'exhibition sexuelle dans un lieu public (puni d'un an d'emprisonnement, art. 222-32) ;
  • Le harcèlement dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles (1 an de prison, art. 222-33) ;
  • Le harcèlement moral au travail (1 an de prison, art. 222-33-2) ;
  • La violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité exposant autrui à un risque immédiat de mort (1 an de prison, art. 223-1) ;
  • L'atteinte à l'intégrité du cadavre, la profanation de cimetière (1 an de prison, art. 225-17) ;
  • L'introduction dans un domicile par violence (1 an de prison, art. 226-4) ;
  • L'usurpation d'identité d'un tiers (1 an de prison, art. 226-4-1) ;
  • La violation du secret professionnel (1 an de prison, art. 226-13) ;
  • La violation du secret des correspondances (1 an de prison, art. 226-15) ;
  • Le fait de détourner de leurs finalités médicales ou de recherche scientifique les informations recueillies sur une personne au moyen de l'examen de ses caractéristiques génétiques (1 an de prison, art. 226-26) ;
  • L'abandon de famille (2 ans de prison, art. 227-3) ;
  • Le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (1 an de prison, art. 227-5) ;
  • Le fait de provoquer les parents ou l'un d'entre eux à abandonner un enfant né ou à naître (6 mois de prison, art. 227-12) ;
  • Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques (2 ans de prison, art. 227-19) ;
  • Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans ou à une personne se présentant comme telle en utilisant un moyen de communication électronique (2 ans de prison, art. 227-22-1) ;
  • La demande de fonds sous contrainte (6 mois de prison, art. 312-12-1) ;
  • Le fait de ne volontairement pas payer son essence, son restaurant, son hôtel, ou son taxi (6 mois de prison, art. 313-5) ;
  • La destruction d'un bien appartenant à autrui (2 ans de prison, art. 322-1) ;
  • Les sévices graves et cruautés envers les animaux (2 ans de prison, art. 521-1).

A quand la révision de l'échelle pénale ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Grooveshark.com

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Voici le site idéal pour uploader vos musiques sur internet.

Toutes vos musiques se retrouveront dans la partie "My library" et vous pourrez les écouter via n'importe quel navigateur, où bon vous semble.

Vous aurez accès aussi aux derniers tubes dans la partie "Smarts Playlists", "Popular".

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L’Assemblée adopte définitivement la loi Hadopi 2

Société 2.0 -

Dans un hémicycle gagné par la lassitude d'un énième débat sur la riposte graduée, alors que plus personne ne croit au succès du dispositif, les députés ont adopté mardi le projet de loi Hadopi 2 défendu par Frédéric Mitterrand. Le texte sera rapidement présenté au Conseil constitutionnel.

fredericmitterrand LAssemblée adopte définitivement la loi Hadopi 2 Il n'y a pas eu répétition du 9 avril. Mardi après-midi, les députés ont adopté par 258 voix contre 131 le projet de loi Hadopi 2, dans l'ultime examen du texte imposé par son passage en commission mixte paritaire. L'UMP et la Nouveau Centre a voté pour, l'opposition a voté contre. Le texte peut désormais être porté devant le Conseil constitutionnel par les députés de l'opposition, qui ont une nouvelle fois fait part de leur volonté de saisir les sages pour qu'ils reconnaissent la violation des droits de la défense dans le procédé d'ordonnance pénale prévu par le projet de loi Hadopi 2.

La majorité a voté par discipline, déjà convaincue pourtant de l'inutilité du texte par la convocation de la très controversée mission Zelnick. Même le député UMP Philippe Gosselin, nouveau porte-drapeau de la majorité en l'absence de Frédéric Lefebvre, a timidement reconnu entre deux discours catastrophistes sur l'état de l'industrie culturelle que "peut-être les règles économiques classiques sont-elles à adapter sur le numérique". Un pas de géant. L'opposition, de son côté, a tenu à rappeler que le débat n'avait pas évolué d'un iota depuis la loi DADVSI il y a quatre ans, où déjà l'on promettait l'amélioration de l'offre légale après la sanction. "Les ministres de la culture se sont succédés mais les promesses ne se sont pas beaucoup renouvelées", a résumé l'ancienne député Verts Martine Billard, aujourd'hui membre du Parti de Gauche.

Conçu comme l'a décrit Jean-Lous Gagnaire (PS) comme un "bricolage estival" à la censure du Conseil constitutionnel du texte de Christine Albanel, le projet de loi Hadopi 2 donne à l'autorité judiciaire le pouvoir de prononcer des demandes de suspension de l'accès à Internet, dans les cas des contrefaçons sur Internet, et surtout de "négligence caractérisé" de l'abonné qui n'aurait pas protégé son accès après avertissements. Le texte donne des pouvoirs exorbitants à un juge unique, via une procédure simplifiée d'ordonnance pénale normalement réservée aux infractions les plus simples à démontrer. Le tout basé uniquement sur l'adresse IP de l'abonné, une donnée que l'on sait pourtant très précaire.

Le texte adopté mardi prévoit :

  • Que les agents de l'Hadopi, autorité administrative, auront des prérogatives de police judiciaire pour constater d'après les relevés effectués par les ayants droit les téléchargements illégaux et transmettre des dossiers au parquet ;
  • Que le téléchargement illégal réalisé par Internet est passible au maximum d'un an de suspension de l'abonnement à Internet, d'une peine de trois ans ans d'emprisonnement, de 300.000 euros d'amende, et du paiement de dommages et intérêts ;
  • Que l'abonné dont l'accès à Internet, malgré un avertissement reçu par courrier recommandé, aura été utilisé pour télécharger illégalement, est passible d'une contravention de 3750 euros pour "négligence caractérisée" et d'une peine d'un mois de suspension de l'accès à Internet s'il n'a pas sécurisé son accès "en bon père de famille" ;
  • Que la procédure pénale utilisée par défaut sera l'ordonnance pénale, une procédure écrite par juge unique sans jugement contradictoire, en principe basée sur des preuves réputées fiables (sic), à moins que l'une ou l'autre des parties, ou le parquet, demande un jugement devant le tribunal correctionnel ;
  • Que l'abonné dont l'accès est suspendu continue de payer son abonnement pendant la période de suspension ;
  • Que la personne condamnée sera condamnée à 3750 euros d'amende s'il s'abonne chez un FAI concurrent pendant la période de suspension ;
  • Que les juges auront à trouver eux-mêmes l'équilibre entre protection des droits d'auteur et protection des droits des internautes lorsqu'ils prononceront la suspension de l'accès à Internet ;
  • Qu'ils devront même juger de l'interopérabilité ou non des moyens de sécurisation labellisés par l'Hadopi.

"Hadopi 2 n'est qu'une loi de retardement. ce qui est le plus contestable c'est que vous reculiez encore l'adaptation du droit d'auteur à l'ère d'Internet", a vivement critiqué le député socialiste Patrick Bloche en conclusion des explications de vote. "De toute son histoire le droit d'auteur a toujours su relever le défi de l'évolution technologique, c'est ce qu'il aurait fallu faire cette fois-ci. On nous annonce une nouvelle loi, une Hadopi 3, alors qu'il s'agit simplement de prendre le monde tel qu'il est. Plutôt que de choisir la voie illusoire de la répression des échanges non commerciaux, de condamner l'économie du partage qui s'est mise en place et qui concerne des millions de citoyens, il eut fallu créer les nouveaux modes de rémunération des artistes et des auteurs".

"Vous êtes les tenants de la bougie et de la lampe à huipe à l'époque des LED", moqua finalement le communiste Jean-Pierre Brard. "Vous n'avez d'inclinaison que pour les puissants, que pour les majors".

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Le bon coin

le bon coin Le bon coin

Voici un très bon site où vous pourrez mettre en vente vos objets et cela de façon gratuite.

La simplicité du site est vraiment son point fort, et à la différence d'Ebay ou de Price-minister, il n'y a pas besoin de créer de compte utilisateur. Une adresse e-mail suffit à valider votre annonce et à la gérer.

Les futurs acheteurs pourront vous contacter par mail ou par téléphone si vous l'avez renseigné. Mais vous pourrez le cacher pour rester anonyme.

A l'heure actuelle il y a plus de 6,300,000 annonces.

Votre annonce sera affichée pendant 2 mois, et sera automatiquement supprimée à la fin de cette période. Vous pouvez y ajouter le logo "urgent" pour essayer d'accélérer la vente de l'objet, au prix de 4 euros. Ou pour 2 euros la remonter en tête de liste à l'acte, ou pour 6 euros laisser le soin au site de le faire automatiquement à chaque mise à jour du site.

Le site vit de ces petits paiements et des pubs google adsense qui s'affichent à l'écran.

D'ailleurs Ebay a du ouvrir lui aussi un espace "Petites annonces" gratuites.

ebay pa Le bon coin

Ipredator

Ce lundi 03 août le service IPredator est passé en version gold.

Les béta-testeurs et les abonnés à la newsletter ont reçu un mail leur annonçant qu'ils pouvaient s'abonner à ce service VPN pour la somme de 15 € pour 3 mois.

Votre IP personnelle ne sera plus utilisée lorsque vous surferez, mais à la place vous naviguerez avec une IP fournie par les Suédois de Pirate Bay. Le protocole PPTP sera activée sur votre PC et ainsi toutes vos applications web seront protégés par Ipredator (sauf le SMTP).

L'inconvénient est que vous serez répertorié sur internet comme un navigateur suédois, mais vous pourrez couper cette connexion et passer par votre véritable IP fournie par votre FAI.

ipredator 500x412 Ipredator

Openbittorrent.com

logo Openbittorrent.com

Les administrateurs de The Pirate Bay sont vraiment de sacrés brigands.

Après avoir annoncé la vente de leur site de bittorrents, ils viennent d'ouvrir un tracker décentralisé où il suffirait d'envoyer son "info_hash" pour que les fichiers soient partagés entre peers.

Lorsque l'on crée un .torrent, on rentre comme url de trackers  : "http://tracker.openbittorrent.com:80/announce" et
"udp://tracker.openbittorrent.com:80/announce" pour que les fichiers soient téléchargeables.

On envoie ensuite le fichier .torrent créé à ses amis, sur un forum ou sur son blog. Et hop le tour est joué.

The Pirate Bay avec un nouveau proprio ?

Le fameux site de téléchargement de torrents pourrait être racheté par la firme suédoise "Global Gaming Factory X AB", spécialisé dans les cybercafés et les salles de jeux vidéos.

La somme du rachat, qui est de 5,5 millions d'euros, devrait être répartie à moitié en cash et à moitié en actions GGF. L'acquisition définitive devrait avoir lieu en août lorsque GGF aura réussi son tour de table ou son augmentation de capital.

D'après les dires des administrateurs du site, les internautes pourront acheter des actions de la société et ainsi devenir propriétaire du site.

the pirate bay GGF The Pirate Bay avec un nouveau proprio ?

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Le Conseil d’Etat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy s’entête

conseildetat Le Conseil dEtat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy sentête
Société 2.0 -

Invité à se prononcer sur le texte du projet de loi Hadopi 2 défendu par Michèle Alliot-Marie, le Conseil d'Etat a décelé plusieurs risques d'inconstitutionnalité. Mais guidé par l'obsession de Nicolas Sarkozy, le gouvernement ne souhaite pas modifier son texte avant son examen au Parlement au mois de juillet.

20060523 DNA008491 Le Conseil dEtat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy sentête Lors de l'examen du projet de loi Hadopi premier du nom, présenté par Christine Albanel, le Conseil d'Etat ne s'était opposé qu'à la marge au texte créant la riposte graduée, et avait validé l'essentiel du dispositif. Finalement, c'est le Conseil constitutionnel qui a donné raison à tous ceux qui, de longs mois durant, ont bataillé ferme pour faire comprendre que l'Hadopi était contraire à la présomption d'innocence et à la liberté de communication.

C'est donc un petit évènement que le Conseil d'Etat prévienne le gouvernement que le projet de loi "relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet" risque à son tour l'inconstitutionnalité. Selon La Tribune, dont les échos sont relayés par PC Inpact, la juridiction administrative aurait ainsi avertit Michèle Alliot-Marie que le texte Hadopi 2 qu'elle se prépare à présenter au Sénat le 8 juillet prochain est lui-même contraire à la Constitution en plusieurs points.

"Mais le gouvernement est passé outre", rapporte le quotidien économique. Comme avec la loi Hadopi, le gouvernement veut foncer dans le mur du Conseil constitutionnel en faisant des appels de phare, parce que tel en a décidé celui que le député Jean-Pierre Brard aime appeler "sa Seigneurie impériale".

Tout d'abord, le Conseil d'Etat estime qu'il existe un risque d'atteinte au principe de la séparation des pouvoirs administratifs et judiciaires, puisque la procédure d'ordonnance pénale choisie par le gouvernement sera déclenchée après la constitution d'un dossier par la Haute autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Le juge, qui pourra décider de la sanction de l'abonnement à Internet, le fera sur la base d'un dossier d'instruction réalisé par l'administration. Or, "pour le rapporteur du Conseil d’État, les garanties apportées par le juge sont donc réduites à portion congrue, ce qui pourrait porter atteinte au principe de séparation des pouvoirs".

Par ailleurs, le Conseil d'Etat s'inquiète de la proportionnalité des peines. Un point que nous avions également soulevé en découvrant le projet du gouvernement

Enfin, le Conseil d'Etat s'inquiète à nouveau du respect de la présomption d'innocence. Il rappelle en effet, comme l'a dit le Conseil constitutionnel dans sa décision sur la loi Hadopi, que la présomption de culpabilité en matière contraventionnelle ne peut être admise que si les faits "induisent raisonnablement la vraisemblance de l'imputabilité", et que ces présomptions "ne revêtent pas de caractère irréfragable", c'est-à-dire que l'on peut matériellement apporter la preuve contraire.

Or, comment un internaute lambda, même expérimenté, peut-il apporter la preuve que son accès à Internet sans fil a été utilisé frauduleusement par un tiers, malgré les moyens de sécurisation mis en place ? La preuve étant impossible ou trop difficile à apporter, le Conseil constitutionnel devrait estimer que la présomption de culpabilité est ici irréfragable, et la censurer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Hadopi 2 : une amende de 1500 euros en cas de défaut de sécurisation ?

justicesenat Hadopi 2 : une amende de 1500 euros en cas de défaut de sécurisation ?
Société 2.0 -

Le texte complémentaire à l'Hadopi que défendra mercredi au Conseil des ministres le tout fraîchement nommé Frédéric Mitterrand prévoirait une amende de 1500 euros contre les abonnés à Internet qui n'ont pas sécurisé leur accès après avertissement de l'Hadopi. Une amende qui dans les faits ne sera probablement jamais appliquée.

Selon la Tribune, qui révèle l'information dans son édition de mercredi, le gouvernement n'aurait pas abandonné l'idée de sanctionner le délit de défaut de sécurisation de l'accès à Internet, que devait faire respecter l'Hadopi. Bien au contraire. Alors qu'il était question de ne plus sanctionner que le délit de contrefaçon, c'est-à-dire le téléchargement illégal, le projet de décret soumis au Conseil d'Etat ferait cohabiter les deux régimes de sanction dans un ensemble qui rend l'Hadopi, sur le papier, plus sévère encore que la loi retoquée par le Conseil constitutionnel. Et plus conforme à la volonté de contrôle du net de Nicolas Sarkozy, puisqu'elle maintient l'intérêt du logiciel de sécurisation à installer sur tous les ordinateurs de France.

Il serait en effet prévu une amende de cinquième classe, soit 1500 euros (voire 3000 euros en cas de récidive) à l'encontre des abonnés à Internet alertés par la Commission de protection des droits de l'Hadopi, dont la ligne a de nouveau été utilisée pour télécharger illégalement sur les réseaux P2P. Le juge aurait également la possibilité de prononcer jusqu'à six mois de suspension d'accès à Internet.

Mais comme Numerama l'avait déjà expliqué, une telle menace n'est pas crédible à la lecture de la décision du Conseil constitutionnel. Elle sera totalement inapplicable. En effet les sages ont condamné l'absence de respect de la présomption d'innocence dans le projet de loi Hadopi. Ils ont reproché au texte de Christine Albanel de laisser à l'abonné la responsabilité de prouver qu'il a bien installé le logiciel de sécurisation de l'Hadopi pour démontrer son innocence, alors qu'il est présumé coupable dès lors lors que son adresse IP figure dans les relevés.

S'il a admis qu'une "présomption de culpabilité" pouvait exister en matière de contravention, le Conseil constitutionnel avait immédiatement posé trois conditions très strictes :

  1. Qu'elle ne "revête de cacactère irréfragable", c'est-à-dire que la personne accusée ait la possibilité matérielle de démontrer son innocence. Or il semble impossible ou trop difficile à l'abonné lambda d'apporter la preuve que son adresse IP figure dans un relevé d'infractions parce que son accès a été utilisé frauduleusement par un tiers malgré les moyens de sécurisation mis en place, ou parce qu'elle a été interceptée par erreur ;
  2. Que "les droits de la défense" soient respectés, c'est-à-dire que la sanction ne soit prononcée qu'après que l'abonné a pu présenter sa défense. Dans les faits, il suffira de démontrer l'installation (même pas l'activation au moment des faits) d'un système de protection labellisé par l'Hadopi sur n'importe quel ordinateur du foyer pour plaider avec succès son innocence et éviter toute sanction. L'astuce se répandra très vite et, c'est un comble, créera de fait une immunité pour les pirates.
  3. Que les faits rapportés "induisent la vraisemblance de l'imputabilité", c'est-à-dire que la collecte d'adresses IP par les ayants droit soit suffisamment fiable pour que la marge d'erreur soit extrêment fine. Un fait qui reste à démontrer. Le simple téléchargement illégal détecté n'est pas une preuve suffisante permettant de qualifier le défaut de sécurisation de l'accès à Internet, puisque le projet de loi Hadopi reconnaissait lui-même que l'utilisation frauduleuse par un tiers était un cas d'exonération de responsablité.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Hadopi : la saison 3 commencera le 20 juillet

hadopinumerama vign Hadopi : la saison 3 commencera le 20 juillet
Société 2.0 -

La première saison de l'Hadopi s'était terminée par le rejet du texte à l'Assemblée Nationale. La seconde saison par la censure de ses dispositions les plus essentielles par le Conseil constitutionnel. Le lundi 20 juillet, les héros de la saga Hadopi reprendront leur rôle pour une troisième saison pleine de promesses.

Selon l'AFP, qui cite l'entourage du président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, c'est le 20 juillet que le projet de loi complémentaire à la loi Hadopi sera débattu par les députés. Il sera présenté dans le cadre d'une session parlementaire extraordinaire, qui n'a pas encore été officialisée par Nicolas Sarkozy.

Après la censure de la riposte gradée par le Conseil constitutionnel, la ministre de la Culture Christine Albanel, qui espère sauver sa tête en ayant ce texte dans ses tuyaux, avait indiqué vouloir présenter au plus vite un texte "très court" qui permettrait aux juges de prononcer la suspension de l'abonnement à Internet par une procédure accélérée. Il devrait s'agir d'une ordonnance pénale, dont Maître Eolas a parfaitement expliqué l'inadéquation à l'Hadopi. Par ailleurs, certains journaux ont évoqué la possibilité que soit supprimé le délit de surveillance de l'accès à Internet, pour que les juges sanctionnent uniquement le téléchargement illégal. Une solution qui, selon notre analyse, pose à nouveau un grand risque d'inconstitutionnalité.

Celui ou celle qui remplacera Christine Albanel (Frédéric Mitterrand semble tenir la corde) sera tout de suite mis dans le grand bain, sans aucune marge de manoeuvre. Le dossier est piloté directement par l'Elysée, Nicolas Sarkozy ayant assuré lundi à Versailles qu'il souhaitait aller "jusqu'au bout" avec l'Hadopi.

C'est-à-dire jusqu'à la dissolution du Conseil constitutionnel ? C'est a priori la seule solution pour mettre en place la riposte graduée telle qu'il l'avait rêvée. Tout le reste ne serait qu'un maquillage destiné à prétendre que le Président de la République ne se couche pas devant les internautes, qui ont depuis très longtemps manifesté une vive opposition à l'Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Free Wifi : La carte de France

Le 26 Mai 2009, Free a ouvert la plus grande communauté Wifi du monde.

Grâce à ses freebox émettant en Wifi, il a à sa disposition 3 millions de hot-spots déjà installés à travers toute la France.

Les utilisateurs qui laissent leur connexion wifi ouvert aux autres pourront ainsi profiter de ce service sans bourse délier.

Les connexions s'effectueront sur la freebox distante mais le connecté ne sera pas dans le réseau local privé. On lui attribuera une IP différente, alors que chez SFR / 9T vous faites partie du réseau local privé de celui chez qui vous vous connectez.

Les radins qui couperaient leurs wifi ne pourront pas profiter de ce service gratuit pour les freenautes. L'inscription se fait uniquement via un pc branché en direct sur la Freebox, car il faut être devant le boitier ADSL pour récupérer un code défilant à l'écran.

Avec la fonction SIP et ce service, Free nous propose toujours des innovations bluffantes et vraiment pratiques, et toujours avec un forfait à 29,99 €.

"Il a Free, il a tout compris"

Carte des hot-spots (non-officiel et non complet : 100 hot-spots pour 3.000.000 de freebox) :

http://www.freebox-wifi.fr/