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L’Assemblée adopte définitivement la loi Hadopi 2

Société 2.0 -

Dans un hémicycle gagné par la lassitude d’un énième débat sur la riposte graduée, alors que plus personne ne croit au succès du dispositif, les députés ont adopté mardi le projet de loi Hadopi 2 défendu par Frédéric Mitterrand. Le texte sera rapidement présenté au Conseil constitutionnel.

fredericmitterrand LAssemblée adopte définitivement la loi Hadopi 2 Il n’y a pas eu répétition du 9 avril. Mardi après-midi, les députés ont adopté par 258 voix contre 131 le projet de loi Hadopi 2, dans l’ultime examen du texte imposé par son passage en commission mixte paritaire. L’UMP et la Nouveau Centre a voté pour, l’opposition a voté contre. Le texte peut désormais être porté devant le Conseil constitutionnel par les députés de l’opposition, qui ont une nouvelle fois fait part de leur volonté de saisir les sages pour qu’ils reconnaissent la violation des droits de la défense dans le procédé d’ordonnance pénale prévu par le projet de loi Hadopi 2.

La majorité a voté par discipline, déjà convaincue pourtant de l’inutilité du texte par la convocation de la très controversée mission Zelnick. Même le député UMP Philippe Gosselin, nouveau porte-drapeau de la majorité en l’absence de Frédéric Lefebvre, a timidement reconnu entre deux discours catastrophistes sur l’état de l’industrie culturelle que « peut-être les règles économiques classiques sont-elles à adapter sur le numérique« . Un pas de géant. L’opposition, de son côté, a tenu à rappeler que le débat n’avait pas évolué d’un iota depuis la loi DADVSI il y a quatre ans, où déjà l’on promettait l’amélioration de l’offre légale après la sanction. « Les ministres de la culture se sont succédés mais les promesses ne se sont pas beaucoup renouvelées« , a résumé l’ancienne député Verts Martine Billard, aujourd’hui membre du Parti de Gauche.

Conçu comme l’a décrit Jean-Lous Gagnaire (PS) comme un « bricolage estival » à la censure du Conseil constitutionnel du texte de Christine Albanel, le projet de loi Hadopi 2 donne à l’autorité judiciaire le pouvoir de prononcer des demandes de suspension de l’accès à Internet, dans les cas des contrefaçons sur Internet, et surtout de « négligence caractérisé » de l’abonné qui n’aurait pas protégé son accès après avertissements. Le texte donne des pouvoirs exorbitants à un juge unique, via une procédure simplifiée d’ordonnance pénale normalement réservée aux infractions les plus simples à démontrer. Le tout basé uniquement sur l’adresse IP de l’abonné, une donnée que l’on sait pourtant très précaire.

Le texte adopté mardi prévoit :

  • Que les agents de l’Hadopi, autorité administrative, auront des prérogatives de police judiciaire pour constater d’après les relevés effectués par les ayants droit les téléchargements illégaux et transmettre des dossiers au parquet ;
  • Que le téléchargement illégal réalisé par Internet est passible au maximum d’un an de suspension de l’abonnement à Internet, d’une peine de trois ans ans d’emprisonnement, de 300.000 euros d’amende, et du paiement de dommages et intérêts ;
  • Que l’abonné dont l’accès à Internet, malgré un avertissement reçu par courrier recommandé, aura été utilisé pour télécharger illégalement, est passible d’une contravention de 3750 euros pour « négligence caractérisée » et d’une peine d’un mois de suspension de l’accès à Internet s’il n’a pas sécurisé son accès « en bon père de famille » ;
  • Que la procédure pénale utilisée par défaut sera l’ordonnance pénale, une procédure écrite par juge unique sans jugement contradictoire, en principe basée sur des preuves réputées fiables (sic), à moins que l’une ou l’autre des parties, ou le parquet, demande un jugement devant le tribunal correctionnel ;
  • Que l’abonné dont l’accès est suspendu continue de payer son abonnement pendant la période de suspension ;
  • Que la personne condamnée sera condamnée à 3750 euros d’amende s’il s’abonne chez un FAI concurrent pendant la période de suspension ;
  • Que les juges auront à trouver eux-mêmes l’équilibre entre protection des droits d’auteur et protection des droits des internautes lorsqu’ils prononceront la suspension de l’accès à Internet ;
  • Qu’ils devront même juger de l’interopérabilité ou non des moyens de sécurisation labellisés par l’Hadopi.

« Hadopi 2 n’est qu’une loi de retardement. ce qui est le plus contestable c’est que vous reculiez encore l’adaptation du droit d’auteur à l’ère d’Internet« , a vivement critiqué le député socialiste Patrick Bloche en conclusion des explications de vote. « De toute son histoire le droit d’auteur a toujours su relever le défi de l’évolution technologique, c’est ce qu’il aurait fallu faire cette fois-ci. On nous annonce une nouvelle loi, une Hadopi 3, alors qu’il s’agit simplement de prendre le monde tel qu’il est. Plutôt que de choisir la voie illusoire de la répression des échanges non commerciaux, de condamner l’économie du partage qui s’est mise en place et qui concerne des millions de citoyens, il eut fallu créer les nouveaux modes de rémunération des artistes et des auteurs« .

« Vous êtes les tenants de la bougie et de la lampe à huipe à l’époque des LED« , moqua finalement le communiste Jean-Pierre Brard. « Vous n’avez d’inclinaison que pour les puissants, que pour les majors« .

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Hadopi 2 : le PS saisira le Conseil Constitutionnel… et le Conseil d’Etat !

bloche vignette2 Hadopi 2 : le PS saisira le Conseil Constitutionnel... et le Conseil dEtat !
Société 2.0 -

Nous rapportions lundi que le Parti Socialiste ne saisirait peut-être pas le Conseil constitutionnel sur Hadopi 2. Pour tordre le cou aux rumeurs, ça n’est pas une saisine que le groupe socialiste déposera… mais deux ! Il a déjà annoncé son intention de saisir également le Conseil d’Etat contre les décret et circulaire prévues par Michèle Alliot-Marie.

patrickbloche hadopi Hadopi 2 : le PS saisira le Conseil Constitutionnel... et le Conseil dEtat ! Les internautes pourront pousser un grand « ouf » de soulagement. Alors que flottait dans les airs une rumeur persistante prêtant au Parti Socialiste l’intention de ne pas saisir le Conseil constitutionnel contre la loi Hadopi 2, le député socialiste Patrick Bloche nous a assuré mercredi qu’un recours sera bien déposé. Mieux, il y aura même un recours auprès du Conseil d’Etat contre le décret prévu par le projet de loi, qui doit fixer le cadre du recours à l’ordonnance pénale, et contre la circulaire que la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie doit rédiger à destination du parquet.

Patrick Bloche l’a annoncé officiellement ce matin en commission des affaires culturelles. « Je veux rassurer les internautes« , nous a confié le député socialiste. « Il n’y a aucun fondement à ces rumeurs. Nous vivons chaque étape et les internautes auraient tort de négliger l’étape du débat parlementaire qui est déterminante pour le recours au Conseil constitutionnel« , a-t-il ajouté. Les sages examinent en effet les compte-rendus des débats pour interpréter la loi qui est déférée devant eux, et orienter les éventuels motifs d’inconstitutionnalité.

« Même si nous étions le 15 août nous aurions sans problème les 60 signatures nécessaires à la saisine« , assure Patrick Bloche. Il voit dans les rumeurs « des malveillances manifestes à l’égard du Parti Socialiste« .

Le groupe socialiste a demandé mercredi en commission à Michèle Alliot-Marie de lui communiquer le contenu du décret et de la circulaire relative à la loi Hadopi 2, avant le début des débats. Une demande qu’a bien évidemment refusé la Garde des Sceaux, en rappelant qu’il fallait d’abord adopter la loi avant de rédiger les décrets d’application.

L’opposition a également re-déposé sa proposition de contribution créative, qui a été rejetée par la commission.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Le Conseil d’Etat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy s’entête

conseildetat Le Conseil dEtat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy sentête
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Invité à se prononcer sur le texte du projet de loi Hadopi 2 défendu par Michèle Alliot-Marie, le Conseil d’Etat a décelé plusieurs risques d’inconstitutionnalité. Mais guidé par l’obsession de Nicolas Sarkozy, le gouvernement ne souhaite pas modifier son texte avant son examen au Parlement au mois de juillet.

20060523 DNA008491 Le Conseil dEtat flingue Hadopi 2 mais Sarkozy sentête Lors de l’examen du projet de loi Hadopi premier du nom, présenté par Christine Albanel, le Conseil d’Etat ne s’était opposé qu’à la marge au texte créant la riposte graduée, et avait validé l’essentiel du dispositif. Finalement, c’est le Conseil constitutionnel qui a donné raison à tous ceux qui, de longs mois durant, ont bataillé ferme pour faire comprendre que l’Hadopi était contraire à la présomption d’innocence et à la liberté de communication.

C’est donc un petit évènement que le Conseil d’Etat prévienne le gouvernement que le projet de loi « relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet » risque à son tour l’inconstitutionnalité. Selon La Tribune, dont les échos sont relayés par PC Inpact, la juridiction administrative aurait ainsi avertit Michèle Alliot-Marie que le texte Hadopi 2 qu’elle se prépare à présenter au Sénat le 8 juillet prochain est lui-même contraire à la Constitution en plusieurs points.

« Mais le gouvernement est passé outre« , rapporte le quotidien économique. Comme avec la loi Hadopi, le gouvernement veut foncer dans le mur du Conseil constitutionnel en faisant des appels de phare, parce que tel en a décidé celui que le député Jean-Pierre Brard aime appeler « sa Seigneurie impériale ».

Tout d’abord, le Conseil d’Etat estime qu’il existe un risque d’atteinte au principe de la séparation des pouvoirs administratifs et judiciaires, puisque la procédure d’ordonnance pénale choisie par le gouvernement sera déclenchée après la constitution d’un dossier par la Haute autorité pour la diffusion et la protection des oeuvres sur Internet (Hadopi). Le juge, qui pourra décider de la sanction de l’abonnement à Internet, le fera sur la base d’un dossier d’instruction réalisé par l’administration. Or, « pour le rapporteur du Conseil d’État, les garanties apportées par le juge sont donc réduites à portion congrue, ce qui pourrait porter atteinte au principe de séparation des pouvoirs« .

Par ailleurs, le Conseil d’Etat s’inquiète de la proportionnalité des peines. Un point que nous avions également soulevé en découvrant le projet du gouvernement

Enfin, le Conseil d’Etat s’inquiète à nouveau du respect de la présomption d’innocence. Il rappelle en effet, comme l’a dit le Conseil constitutionnel dans sa décision sur la loi Hadopi, que la présomption de culpabilité en matière contraventionnelle ne peut être admise que si les faits « induisent raisonnablement la vraisemblance de l’imputabilité« , et que ces présomptions « ne revêtent pas de caractère irréfragable« , c’est-à-dire que l’on peut matériellement apporter la preuve contraire.

Or, comment un internaute lambda, même expérimenté, peut-il apporter la preuve que son accès à Internet sans fil a été utilisé frauduleusement par un tiers, malgré les moyens de sécurisation mis en place ? La preuve étant impossible ou trop difficile à apporter, le Conseil constitutionnel devrait estimer que la présomption de culpabilité est ici irréfragable, et la censurer.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Hadopi 2 : une amende de 1500 euros en cas de défaut de sécurisation ?

justicesenat Hadopi 2 : une amende de 1500 euros en cas de défaut de sécurisation ?
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Le texte complémentaire à l’Hadopi que défendra mercredi au Conseil des ministres le tout fraîchement nommé Frédéric Mitterrand prévoirait une amende de 1500 euros contre les abonnés à Internet qui n’ont pas sécurisé leur accès après avertissement de l’Hadopi. Une amende qui dans les faits ne sera probablement jamais appliquée.

Selon la Tribune, qui révèle l’information dans son édition de mercredi, le gouvernement n’aurait pas abandonné l’idée de sanctionner le délit de défaut de sécurisation de l’accès à Internet, que devait faire respecter l’Hadopi. Bien au contraire. Alors qu’il était question de ne plus sanctionner que le délit de contrefaçon, c’est-à-dire le téléchargement illégal, le projet de décret soumis au Conseil d’Etat ferait cohabiter les deux régimes de sanction dans un ensemble qui rend l’Hadopi, sur le papier, plus sévère encore que la loi retoquée par le Conseil constitutionnel. Et plus conforme à la volonté de contrôle du net de Nicolas Sarkozy, puisqu’elle maintient l’intérêt du logiciel de sécurisation à installer sur tous les ordinateurs de France.

Il serait en effet prévu une amende de cinquième classe, soit 1500 euros (voire 3000 euros en cas de récidive) à l’encontre des abonnés à Internet alertés par la Commission de protection des droits de l’Hadopi, dont la ligne a de nouveau été utilisée pour télécharger illégalement sur les réseaux P2P. Le juge aurait également la possibilité de prononcer jusqu’à six mois de suspension d’accès à Internet.

Mais comme Numerama l’avait déjà expliqué, une telle menace n’est pas crédible à la lecture de la décision du Conseil constitutionnel. Elle sera totalement inapplicable. En effet les sages ont condamné l’absence de respect de la présomption d’innocence dans le projet de loi Hadopi. Ils ont reproché au texte de Christine Albanel de laisser à l’abonné la responsabilité de prouver qu’il a bien installé le logiciel de sécurisation de l’Hadopi pour démontrer son innocence, alors qu’il est présumé coupable dès lors lors que son adresse IP figure dans les relevés.

S’il a admis qu’une « présomption de culpabilité » pouvait exister en matière de contravention, le Conseil constitutionnel avait immédiatement posé trois conditions très strictes :

  1. Qu’elle ne « revête de cacactère irréfragable« , c’est-à-dire que la personne accusée ait la possibilité matérielle de démontrer son innocence. Or il semble impossible ou trop difficile à l’abonné lambda d’apporter la preuve que son adresse IP figure dans un relevé d’infractions parce que son accès a été utilisé frauduleusement par un tiers malgré les moyens de sécurisation mis en place, ou parce qu’elle a été interceptée par erreur ;
  2. Que « les droits de la défense » soient respectés, c’est-à-dire que la sanction ne soit prononcée qu’après que l’abonné a pu présenter sa défense. Dans les faits, il suffira de démontrer l’installation (même pas l’activation au moment des faits) d’un système de protection labellisé par l’Hadopi sur n’importe quel ordinateur du foyer pour plaider avec succès son innocence et éviter toute sanction. L’astuce se répandra très vite et, c’est un comble, créera de fait une immunité pour les pirates.
  3. Que les faits rapportés « induisent la vraisemblance de l’imputabilité« , c’est-à-dire que la collecte d’adresses IP par les ayants droit soit suffisamment fiable pour que la marge d’erreur soit extrêment fine. Un fait qui reste à démontrer. Le simple téléchargement illégal détecté n’est pas une preuve suffisante permettant de qualifier le défaut de sécurisation de l’accès à Internet, puisque le projet de loi Hadopi reconnaissait lui-même que l’utilisation frauduleuse par un tiers était un cas d’exonération de responsablité.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Hadopi : la saison 3 commencera le 20 juillet

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La première saison de l’Hadopi s’était terminée par le rejet du texte à l’Assemblée Nationale. La seconde saison par la censure de ses dispositions les plus essentielles par le Conseil constitutionnel. Le lundi 20 juillet, les héros de la saga Hadopi reprendront leur rôle pour une troisième saison pleine de promesses.

Selon l’AFP, qui cite l’entourage du président de l’Assemblée Nationale Bernard Accoyer, c’est le 20 juillet que le projet de loi complémentaire à la loi Hadopi sera débattu par les députés. Il sera présenté dans le cadre d’une session parlementaire extraordinaire, qui n’a pas encore été officialisée par Nicolas Sarkozy.

Après la censure de la riposte gradée par le Conseil constitutionnel, la ministre de la Culture Christine Albanel, qui espère sauver sa tête en ayant ce texte dans ses tuyaux, avait indiqué vouloir présenter au plus vite un texte « très court » qui permettrait aux juges de prononcer la suspension de l’abonnement à Internet par une procédure accélérée. Il devrait s’agir d’une ordonnance pénale, dont Maître Eolas a parfaitement expliqué l’inadéquation à l’Hadopi. Par ailleurs, certains journaux ont évoqué la possibilité que soit supprimé le délit de surveillance de l’accès à Internet, pour que les juges sanctionnent uniquement le téléchargement illégal. Une solution qui, selon notre analyse, pose à nouveau un grand risque d’inconstitutionnalité.

Celui ou celle qui remplacera Christine Albanel (Frédéric Mitterrand semble tenir la corde) sera tout de suite mis dans le grand bain, sans aucune marge de manoeuvre. Le dossier est piloté directement par l’Elysée, Nicolas Sarkozy ayant assuré lundi à Versailles qu’il souhaitait aller « jusqu’au bout » avec l’Hadopi.

C’est-à-dire jusqu’à la dissolution du Conseil constitutionnel ? C’est a priori la seule solution pour mettre en place la riposte graduée telle qu’il l’avait rêvée. Tout le reste ne serait qu’un maquillage destiné à prétendre que le Président de la République ne se couche pas devant les internautes, qui ont depuis très longtemps manifesté une vive opposition à l’Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Echec (et presque mat)

L’assemblée Nationale a rejeté le texte de loi Création et Internet, suite à la victoire des opposants à ce texte.

Le PS, les Verts, Le PCF et quelques députés de Droite ont voté contre à 21 voix.

L’UMP a voté pour à 15 voix.

http://www.dailymotion.com/video/x8xhfi

C’est la 4ème fois dans l’histoire de la 5ème République qu’un texte passé par la commission mixte paritaire (CMP) a été rejété par les députés.

Le gouvernement a décidé de faire revoter le texte amendé par les députés, et non pas celui de la CMP. Celui-ci, après le vote des députés ira au Sénat puis repassera par l’Assemblée. Mais toutes ces navettes peuvent être encombrées d’embuches car les deux chambres peuvent remanier le texte. Et aussi entre-temps, l’Europe doit voter un texte limitant la riposte graduée.

En sachant en plus que les élections européennes arrivent le 07 Juin et que la Grande Manifestation anti-gouvernementale aura lieu le 1er Mai, Hadopi a du souci à se faire.

Sans oublier le Conseil Constitutionnel qui pourrait mettre son grain de sable, dans la belle mécanique huilée de Sarkozy, qui pour l’instant déraille à pleins tubes depuis son élection…

Affaire à suivre.

Amendement 138 supprimé

Nicolas Sarkozy a réussi son bras de fer au Conseil de l’Union Européenne. Les ministres en charge des télécommunications ont accepté de supprimer du Paquet Télécom l’amendement qui faisait obstacle au projet français de riposte graduée. Cependant la Commission européenne, de son côté, a fortement critiqué le projet de loi présenté par Christine Albanel, et notamment sur la suspension de l’abonnement à Internet et l’irrespect des droits de la défense. Le texte devra être corrigé avant son adoption, ce qui gèle provisoirement les débats.

Fin du suspense. L’amendement 138 anti-riposte graduée que 88 % des députés du Parlement Européen avaient adopté a été rejeté jeudi par le Conseil des ministres de l’Union Européenne, présidée par la France. Il devrait faire son retour lors de la seconde lecture du texte au Parlement au premier trimestre 2009, mais probablement après le vote de la loi Création et Internet à l’Assemblée Nationale, prévu pour le début de l’année.

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